Samedi 11 août 2018

À la Maison de la littérature

12 h – Conférence de Mourad Djebabla-Brun
Les profiteurs de guerre au Québec (1914-1918)

Durant la Première Guerre mondiale, l’effort de guerre au Québec n’est pas que militaire, il est aussi alimentaire. Cette conférence lève le voile sur les profiteurs de guerre au Québec et permet de comprendre la réaction populaire face à l’inflation galopante née de la guerre. Cette situation donna lieu à nombre de rumeurs et de plaintes de la part du monde ouvrier, obligeant le gouvernement à agir, mais aussi les femmes à s’organiser en ligues pour combattre ces profiteurs retenus comme des « boches du terroir ».

13 h – Conférence de Hugues Théorêt
L’expédition allemande à l’Île d’Anticosti

En 1937, l’île d’Anticosti reçoit la visite de mystérieux investisseurs allemands. Quelles sont leurs intentions? Veulent-ils réellement exploiter la pâte de bois ou espèrent-ils y établir un avant-poste qui pourrait servir de base militaire en cas de conflit? Lorsque cette histoire éclate dans les journaux, l’affaire provoque une véritable psychose nationale. De 1938 à 1940, trois navires canadiens sont dépêchés pour patrouiller la côte de l’île d’Anticosti. L’affaire Anticosti disparaît des radars jusqu’à ce que les loups gris viennent semer la terreur dans les eaux du golfe du Saint-Laurent de 1942 à 1944.

14 h – Conférence de Samuel Venière
Un secret bien gardé : le trésor national de Pologne au Québec

En juillet 1940, une étrange cargaison escortée par une forte escadre militaire navale est débarquée à Québec puis acheminée par train à travers le Québec dans le plus grand secret. Il s’agit du trésor de Wawel, constitué des plus précieux artefacts historiques de la collection nationale de Pologne et évacué in extremis du pays pour le sauver de l’occupation ennemie. Pendant plus de 20 ans, le trésor demeurera au Canada, qui fait office de coffre-fort de l’Europe à bien des égards pendant la Deuxième Guerre mondiale.

15 h – Projection du film Hochelaga, terre des âmes (2018, 1h40)
Cette projection sera suivie d’une discussion avec Jason Béliveau, critique de films, et Joseph Gagné, historien spécialiste de la Nouvelle-France.


Au Morrin Centre 

10 h – Visite guidée «Une vie de forçat»
(25 places max.) Réservation à partir du 10 août auprès du Morrin Centre au 418-694-9147 (mentionnez le mot de passe : RVHQ).

Cette expérience immersive vous placera dans la peau d’un prisonnier nouvellement arrivé à la prison commune de Québec. Dès votre arrivée, le médecin vous examinera et vous expliquera comment il compte guérir chacun des maux du corps et de l’esprit dont certains prisonniers semblent souffrir. Ensuite, le geôlier vous fera visiter le corridor de la mort et le trou noir où vous pourriez bien finir si vous ne respectez pas les règles!

11 h – Conférence de Yves Hébert
Un personnage plus grand que nature. John James Audubon à Québec en 1842

Cette conférence fera découvrir aux passionnés d’histoire, d’ornithologie et d’art animalier le journal quotidien du naturaliste et peintre John James Audubon lors de sa visite à Québec à l’automne 1842. Bien connu pour son œuvre monumentale sur les oiseaux de l’Amérique du Nord, il a laissé plusieurs journaux relatant sa vie, ses expéditions aux États-Unis et ses voyages en Europe. Mais le journal de son séjour au Canada est très peu connu. Pourquoi Audubon est-il venu à Québec, à Montréal et à Kingston? Quel regard pose-t-il sur la ville de Québec? Cette conférence, assortie d’une présentation visuelle, permettra de lever le voile sur un pan de la vie du naturaliste et sur sa carrière étonnante.

14 h – Animation de Catherine Ferland et de Dave Corriveau
Duel d’historiens : gâteaux Vachon ou biscuits Leclerc?

Deux entreprises québécoises. L’une est fondée dans le quartier Saint-Roch, à Québec, en 1905, l’autre débute ses activités en 1923 à Sainte-Marie de Beauce. L’une fait des biscuits, l’autre se spécialise dans les gâteaux. Dans une «confrontation» historique originale, Catherine Ferland racontera l’histoire des biscuits Leclerc et Dave Corriveau présentera celle des petits gâteaux Vachon.

15 h – Projection du film Persistances et mémoires seigneuriales au Québec : la mémoire familiale (2016, 28 minutes)
Précédée d’une présentation de Benoît Grenier

Pendant le siècle qui a suivi l’abolition du régime seigneurial (1854), les identités seigneuriale et nobiliaire ont continué d’être revendiquées par les membres de l’ancienne aristocratie canadienne. Une conscience familiale, imprégnée de la fierté des origines et de l’ancrage intergénérationnel dans un terroir, se manifeste notamment par le maintien de pratiques honorifiques et la survivance des rentes seigneuriales. Benoît Grenier est allé à la rencontre des descendants de ces familles seigneuriales et présente ces entretiens privilégiés dans ce documentaire réalisé par la cinéaste et historienne Stéphanie Lanthier.

16 h – Conférence de Catherine Charron
Travailler en maison privée à Québec au XXe siècle

De la «bonne à tout faire» résidant chez ses patrons à la «femme de ménage» se déplaçant d’un client à l’autre, les visages du service domestique ont considérablement changé depuis les années 1930. Un métier, presque exclusivement féminin, qui continue néanmoins d’évoluer à l’ombre et en marge du marché du travail. D’hier à aujourd’hui, cette conférence propose quelques jalons pour mieux comprendre comment et pourquoi le service domestique a survécu au XXe siècle.


À l’Îlot des Palais

10 h – Conférence de Alain Asselin
Des plantes étonnantes en Nouvelle-France

La vie quotidienne en Nouvelle-France nécessite l’usage de plantes alimentaires, textiles et médicinales. En fait, des végétaux sont au cœur d’activités commerciales de toutes sortes! La médecine de l’époque fait beaucoup appel aux plantes médicinales d’Europe et d’Amérique. Cette conférence présentera quelques espèces médicinales étonnantes, comme la sanguinaire du Canada, le tabac des paysans ainsi que des végétaux d’Europe introduits à des fins curatives. Une belle incursion dans la pharmacie de l’époque coloniale française.

11 h – Conférence de Mona Andrée Rainville
De la Coutume de Paris au Code civil du Québec : vestiges ou survivance?

Bien longtemps après que les révolutionnaires aient détruit ses assises dans la métropole française, la Coutume de la prévôté et vicomté de Paris faisait encore loi dans la Province de Québec. Bien ancré dans les habitudes, le recours à cet assemblage d’usages va persister ici, même sous la nouvelle administration britannique. La Coutume de Paris continuera à régir les échanges entre civils jusqu’à l’adoption du premier Code civil du Bas-Canada, le 1er août 1866. Mais, disparaît-elle entièrement par la suite? Joignez-vous à nous pour explorer l’actualité judiciaire et découvrir l’empreinte laissée par cette Coutume sur le corpus juridique actuel du Québec.

13 h – Conférence-animation de Michel Thévenin et de Marie-Hélaine Fallu
Cheveux, coiffures et compagnie: la mode capillaire masculine au XVIIIe siècle

Robes extravagantes et perruques poudrées… Le XVIIIe siècle est, hélas, bien souvent réduit à cette idée dans l’imaginaire collectif du XXIe siècle. Bon nombre de films qui traitent de cette période insistent sur ces deux éléments, avec d’ailleurs une nette préférence pour la mode féminine. Cette présentation propose de revenir sur cette image de faste capillaire qui reste associée au Siècle des lumières en s’intéressant à la coiffure masculine du milieu de cette période. Une démonstration en direct de quelques exemples de coiffures masculines agrémentera la conférence, Michel Thévenin servant de cobaye à Marie-Hélaine Fallu.  

14 h – Conférence de Suzanne Gousse
Quand la couture mène à l’histoire

L’histoire conduit à bien des choses, mais des parcours inédits peuvent aussi mener à l’histoire. Connue pour les costumes qu’elle a produits pour des musées au Québec, au Canada et aux États-Unis, l’historienne Suzanne Gousse s’est aussi taillé une excellente réputation en reconstitution historique. Sa formation initiale lui a permis de comprendre de manière très concrète les documents révélant les conditions d’exercice du métier de couturière au XVIIIe siècle, donnant un éclairage inédit à ses recherches en histoire. Elle témoignera de la manière dont cette double expertise lui a procuré une connaissance très fine et incarnée des tailleuses d’habits et des couturières ayant vécu avant l’invention de la machine à coudre.

Consultez l’horaire du vendredi 10 août et du dimanche 12 août 2018.